Auteur: Philippe KRAIT (pkrait@micronet.fr)
Date: Wed Feb 18 1998 - 19:44:56 CET
-----Message d'origine-----
De : Adrien Honda-Bornhauser <peekaboo@club-internet.fr>
À : ambre@sorengo.com <ambre@sorengo.com>
Date : mercredi 18 février 1998 17:26
Objet : [ambre] Re: Les nouvelles
>Euh...Philippe si tu n'y vois pas d'inconvéniant...comme je l'avais déjà
>dit je voudrais bien m'en occuper...
>Si tu n'as pas tout suivi, je récapitule: il reste troix textes de libre:
>Coming to a cord; Blue Horse, Dancing Mountains (mais il faudra la demander
>à Jeremie...désolé) et Hall or Mirors (par contre là je ne sais pas si
>quelqu'un l'a...tous mes espoirs se tournent vers Jeremie...)
Seulement, le temps que je lise ton mail, j'ai déjà commencé. Je vous livre
les premiers
paragraphes ci-dessous (un extrait, ce n'est pas trop grave):
Le Conte du Vendeur
Bien content d'avoir prévu de laisser Merlin dans la Grotte de Cristal pour
un bon moment. Bien heureux qu'il n'y soit pas resté aussi lontemps que
prévu.
Comm j'interrompais notre conversation par Atouts en renversant du pied mon
verre de thé glacé et en m'exclamant :"Merde ! je l'ai renversé-" je
retournais l'Atout de la Vengeance dans ma bonne main.
La Forêt du Dépotoir. Jolie esquisse que celle-là. Bien qu'en fait cela
n'ait eu aucune importance de savoir ce qu'il y aurait de dessiné, , ce qui
est la raison pour laquelle j'avais fait étaler les cartes retournées par
Merlin, avant d'en tirer une au hasard. C'était pour le spectacle, pour
tromper la Marelle. Toutes menaient à des endroits à moins d'un [spitting
distance] de la Grotte de Cristal, - ce qui avait été au départ la véritable
raison pour leur existence. Leur seul but avait été d'attirer Merlin dans
l'ornite de la Grotte, d'où un système d'alarmùe en cristal bleu m'aurait
prévenu. Le plan était alors pour moi d'arriver en vitesse et de trouver un
moyen de le faire prisonnier. Malheureusement, je n'avais pas eu le signal
lorsqu'il avait tiré le Sphinx pour échapper à Maman. Les neurotoxines de
cette dernière avaient supprimé un signal "gachette" nécessaire de son
système nerveux - Juste un des nombreuses manières qu'elle avait trouvé de
gâcher mes plans sans même essayer à moitié. Sans importance, cependant,
avec du recul. J'avais réussi à y amener Merlin, de toute manière.
Seulement... tout avait changé après ça.
"Luke ! Espèce d'idiot !" Le message de la Marelle explose au travers moi
comme le final d'un concert de rock.
Mais la Forêt du Dépotoir est était déjà en train de s'éclaircir, et je
m'évadais déjà par Atout, avant que la Marelle n'ait réalisé que du thé
plutôt que mon sang spépandait sur elle.
Je me lremis sur mes pieds alors que la Marelle disparaissait, et je
m'avançais parmi les arbustes de scies rouillées, Les arbres de poutrelles
tordues, les lits gaiement colorés de bouteilles brisées. Je commençais à
courrir, du sang commençant àcouler de la paume tailladée de ma main gauche.
Je ne pris même pas le temps de la bander. Une fois que la Marelle aurait
récupéré de son choc, et après qu'elle se soit découverte intacte, elle
allait commencer à balayer les Ombres pour me trouver, pour trouver les
autres. Ils seraient en sécurité, sous l'influence de l'autre Marelle, et il
ne resterait que moi. Les murs de la Grotte de Cristal avaient l'effet de
bloquer tous les phénomènes paraphysiques que j'avais pu tester sur eux, et
j'avais l'intuition qu'ils me cacheraient aussi bien du regard de la
Marelle. Il était juste important pour moi de m'y rendre avant qu'elle ait
battu les Ombres jusque là.
J'allongeais ma foulée. J'étais resté en condition. Je pouvais courrir. En
passant devant des voitures en train de rouiller et des tourbillons de
sommiers, des tuiles brisées, des caisses fracassées.. En descendant des
allées de cendres, en montant des pistes de capsules et de [pulltabs]. Aux
aguets. Attendant. Attendant de voir le monde tourner et trembler,
d'entendre la voix de la Marelle s'exclamer: "J'te tiens !"
Je tournais un coin, et entrevis un éclair de bleu dans le lointain. La
Forêt du Dépotoir - résultat d'une ancienne tempête d'Ombre - se termina
brusquement alors queje pénetrais sur une pente descendante, poue qu'il lui
succède en quelque pas un bois d'une espèce plus habituelle.
Là, j'entendis quelques cris d'oiseau pendant que je passais, et le
bourdonnement d'insectes, par delà le martellement de mes pieds sur la
terre. Le ciel était couvert, et je ne pouvais rien dire de la température
ou du vent à cause de mon agitation. La chatoyante colline de bleu
s'aggrandissait. Je maintint mon allure. A cette heure, les autres devaient
être en sécurité, s'ils s'en étaient sortis. Diable ! Oui à cette heure ils
devaient être bien hors de danger. Un court instant dans ce flux temporel
équivalait à bien plus longtemps dans le courant principal. Ils pouvaient
être en train de manger et de plaisanter à cette heure. En train de faire la
sieste, même. Je ravalais un juron pour garder mon souffle. Cela voulait
également dire que la Marelle aurait pu être en de chercher depuis plus
longtemps qu'il n'y ait paru.
Plus grande, encore plus grande maintenant, la crête bleue. De décidais de
voir si mon coup de collier final avait tenu le coup, passais la vitesse
supérieure et m'y maintint.
La terre et l'air fure mis en vibration par ce qui semblait un grondement
de tonnerre. Cela pouvait être une réaction du concept en colère après
m'avoir trouvé. Cela pouvait aussi être un grondement de colère.
Je continuais de pomper, et quelques instants plus tard, il me semble, je
frénais pour ne pas m'éclater contre la base de cristal. Pas encore
d'éclairs, et je
Comment fait-on ?
Philippe
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