Auteur: laurent lippa (laurentlippa@hotmail.fr)
Date: Sat Mar 17 2007 - 15:07:32 CET
>Donc grayswandir proviendrait de TNN, cela parait assez logique. Et si
>on considérait l'inverse, à savoir que notre forgeron est si puissant
>qu'en incorporant un morceau de la marelle dans l'arme, il a aussi créer
>une ombre éthérée avec un reflet de la marelle. TNN proviendrait de
>grayswandir. On peut supposer alors qu'il en est de même avec werewindle
>qui aurait générée une ombre éphémère avec un reflet de la marelle
>dedans = un 4e reflet ! Des idées ?
Pourquoi pas mais la notice est claire: TNN préexiste à Grayswandir et tout
PJ ambitieux pourrait commander une arme issue de TNN au Forgeron avec eut
être un fragment de Marelle; d'ailleurs on doit vraisemblablement trouver
d'autres corps de métiers et artisans fabriquant d'autres types d'artefacts
tout aussi intéressants.
On peut noter aussi que les habitants de TNN peuvent voyager en dehors de
leur Ville !!!
Quant à Werewindle elle est peut être issue de Rebma ou de la Marelle
d'Ambre si celle-ci est un Reflet car je ne comprends toujours pas le statut
de la Marelle sous terraine d'Ambre et son rapport avec la Marelle Primale
!!! En tout cas, la notice sur Werewindle témoigne qu'il y aurait inséré un
fragment de Logrus ou du moins un élément rentrant dans la composition relié
au Logrus !
>Merci, voilà une notice tout à fait originale et qui complète bien celle
>sur werewindle.
>J'attends impatiemment celle de TNN (tir-na nog'th) maintenant !
>Vihns
Suffit de demander, voici la Notice Tir Na Nog'th:
La ville fantôme dans le ciel au-dessus d’Ambre. Elle apparaît uniquement
les nuits de lune. Corwin a ramené un bras mécanique de Tir-Na Nog’th, qui
fut porté par son frère Bénédict pendant un moment. [Note du Traducteur :
référence au Roi Nuada des légendes celtes]
Dans ses chroniques, Corwin fit la description d’une étrange visite qu’il
effectua à Tir-Na Nog’th au temps où Brand fut délivré de sa captivité et
fut aussitôt après poignardé. Corwin alla chercher un éclaircissement à la
cité dans le ciel après avoir appris d’un Brand blessé l’existence de deux
cabales à l’intérieur de la Famille dont l’objectif était la prise du trône.
Même si Corwin revendiqua le fait qu’il n’attendait pas de révélation dans
la cité fantômatique, comme d’autres Ambriens le firent, certaines visions
apparurent exactes plus tard.
On rejoint Tir-Na Nog’th à pied, en montant jusqu’au plus haut sommet du
Kolvir. Trois marches imposantes en pierre plate sortant légèrement
au-dessus de la montagne s’y trouvent. Corwin décrivit comment les marches
de pierre rejoignaient la cité des illusions durant la nuit :
« Quand la lumière lunaire les touchèrent, les contours de l’escalier en son
entier commencèrent à prendre forme, enjambant le Grand Golfe jusqu’au point
au dessus de la mer où la vision de la cité se tenait. Quand le clair de
Lune l’illumina pleinement, l’escalier avait acquis autant de substance
qu’il n’aurait jamais pu en posséder, et je mis mes pas sur la pierre…Si je
regardais trop fixement une portion de l’escalier, il perdait son opacité
miroitante et je voyais l’océan loin en dessous comme à travers un cristal
translucide…Je perdis le fil du temps, bien qu’il semblait ne pas s’en être
écoulé beaucoup, par la suite…
En haut de l’escalier, je fis mon entrée dans la cité fantôme comme on
entre à Ambre après avoir gravi le tout premier grand escalier du Kolvir sur
le versant face à la mer. » (Le Signe de la Licorne 188)
Corwin continua la narration de son périple à travers le paysage, alors
qu’il observait les servants de la cité fantôme s’y déplaçant, mais à l’abri
du regard. Il se promena à travers parcs et jardins, passa des petites
maisons avec terrasse. Il traversa sans être vu car il était d’un autre
monde. Seule son épée Grayswandir, créée il y a longtemps par le Forgeron
Fantôme de Tir-Na Nog’th, pouvait lui permettre de communiquer avec ceux qui
vivaient autour.
Tandis qu’il s’approchait d’une personne assise sur un banc de pierre,
Corwin reconnut une fille du nom de Lorraine, qu’il avait jadis aimé. Mais
elle était passée de vie à trépas dans une autre Ombre. Mais dans ce pays
fantasmagorique aux nouvelles probabilités, aux occasions perdues et aux
possibilités retrouvées, Lorraine était en vie et en train de l’attendre.
Notre Corwin était capable de lui parler en plaçant Grayswandir sur le sol
entre eux, touchant presque l’image de Lorraine. Là, dans ce royaume
fantôme, des événements alternatifs s’y déroulaient. Une version
fantômatique de Corwin avait transporté avec lui une Lorraine bien vivante
jusqu’à cette version d’Ambre. La situation en Ambre elle était différente
comme Corwin le savait. Cependant, ce n’était qu’une vision transitoire, et
bientôt il s’en alla.
En atteignant l’image du Palais Royal, et une fois à l’intérieur, Corwin
rencontra un Bénédict portant un bras unique en métal et parlant avec Dara
dans la salle du trône. Par le biais de son épée, Corwin s’adressa à Dara.
Bénédict intervint, et Corwin fut forcé d’engager un duel avec l’image de
son frère. Bénédict agrippa Corwin au dessus de l’épaule avec son étrange
nouveau bras. Juste avant que la ville fantôme ne s’évanouisse à l’aube,
Corwin se servit de sa lame pour enlever ce bras mécanique. Il l’emmena avec
lui pendant que Random, au sommet du Kolvir, le ramenait en toute sécurité.
Le bras mécanique que Corwin importa de Tir-Na Nog’th continua à exister
sous la lumière du jour dans la véritable cité. Sur la paume toute lisse de
cette étrange main apparaissait un élément d’un dessin alambiqué,
définitivement gravé à sa surface. Il s’agit d’un fragment de la Marelle, et
cela donnait au bras métallique son caractère permanent.
Corwin redevint impliqué dans les affaires de ce royaume mystique, mais
d’une façon plus marginale. Il se tenait debout en train d’attendre à
l’endroit des trois marches au sommet du Kolvir, pendant que son frère
Bénédict était engagé dans un duel à mort à l’intérieur de la cité céleste à
nouveau formée. Agissant comme un guide et un chien de garde, Corwin tenait
en main l’Atout de Bénédict. Au moment où l’escalier de Tir-Na Nog’th se
solidifia, il informa Bénédict, qui se transporta lui-même du centre de la
Marelle d’Ambre vers sa contrepartie dans le ciel. Là, Bénédict affronta
leur frère renégat Brand, qui avait eu l’intention de traverser la Marelle
ici. Brand combattit son frère à côté de la Marelle par la sorcellerie, et
il semblait que Bénédict était perdu. Cependant, son bras artificiel, celui
là même que Corwin avait rapporté d’ici, détenait une force intrinsèque que
Brand ne pouvait pas maîtriser. Avec lui, Bénédict fut en mesure de défaire
Brand. Corwin ramena Bénédict sur le pic du Kolvir juste quand la ville
fantôme disparaissait.
A l’instar de beaucoup de choses à Ambre, Tir Na Nog’th a fourni l’étoffe
dont sont faites les légendes dans de nombreuses Ombres. Bien souvent, les
histoires sont des versions déformées de la réalité. Dans certaines Ombres,
Tir-Na N-Og est le lieu d’habitation favori des fées. Dans plusieurs autres,
c’est le pays d’êtres vivants sous la mer, peut-être une conception erronée
de Rebma.
Sur l’Ombre Terre, par exemple, les gens parlent d’une Contrée Mythique de
la Jeunesse, où les habitants ne vieillissent ni ne meurent jamais. Selon un
conte, un poète du nom de Oisin [Note du Traducteur : appelé également
Ossian Cf Nouveau Dictionnaire de Mythologie Celtique de Jean Markale] y
vagabondait monté sur un cheval blanc et séjourna à Tir-Na-n-Og pendant
trois cent ans.
Quand il s’en retourna finalement dans sa patrie, il se flétrit jusqu’à
parvenir à un âge extrême. Avant de mourir, il transmit sa connaissance de
la Terre des Jeunes à un jeune arrière petit fils d’un de ses anciens
compagnons.
Les gens venant d’autres Ombres, en visite à Ambre, ont relaté dans leur
pays avoir vu une merveilleuse île suspendue dans le ciel. L’apparition de
l’île est souvent accompagnée par le doux carillon de cloches éloignées.
Pour ceux de sang royal qui désirent traverser la Marelle furtivement,
Tir-Na Nog’th a prouvé qu’elle était une alternative accessible. A la
différence des Marelles d’Ambre et de Rebma qui sont scellées et sous bonne
garde, la Marelle dans le ciel ne peut pas être prémunie contre les
intrusions. Ses résidents ne peuvent pas voir ni interagir avec les fils et
filles d’Oberon. Ainsi, pour Rinaldo, le fils de Brand, et pour Dalt le
mercenaire, ce fut un endroit pratique qui leur permit ne pas être détecté.
Rinaldo et Dalt réussirent tous deux la traversée de cette Marelle, leur
permettant de marcher en Ombre librement selon leur propre volonté, et leur
apportant la preuve de leur lignage royal.
DR
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