[ambre] Psychologie des Princes d'Ambre

Auteur: TNNTwist@aol.com
Date: Wed Feb 04 1998 - 12:07:29 CET


<< Pour moi vous voyez beaucoup trop chaque prince d'Ambre comme peut l'être
 Brand, qui lui effectivement (du moins après sa douche dans le Donjon) ne
 vit que par les points qu'il marque, le calcul, le pouvoir sur les autres.
>>

Erreur, je ne vois pas du tout Brand comme un calculateur, ni comme un fou ou
un méchant, mais au contraire un des êtres les plus émotionnels de la famille
(comme tous les descendants de Clarissa, je pense). Je pense que tu as
confondu dans mes propos le fait qu'un prince d'Ambre sache faire abstraction
de leurs projets (et peut-être de leurs sentiments) et le fait qu'un prince
d'Ambre puisse faire des projets et avoir des émotions.

Je ne suis pas trop d'accord avec les exemples que tu prends, mais c'est
effectivement un débat qui a du déjà avoir lieu. Pour moi, Deirdre, qu'elle
soit avec ou contre Eric, essaie de rallier Corwin à sa cause, ce qu'elle sait
tâche facile, et utilise la rivalité entre ses deux vrais (donc plus
intimement connus) frères pour faire plier Corwin plus facilement. N'oublions
pas que Deirdre a ce moment ne sait pas a priori que Corwin est amnésique.

Pour le bras de Benedict, il dit avoir couché avec Lintra, donc il est
sûrement énervé d'avoir dû aller jusqu'aux dernières extrémités (a priori, là
encore, il a du devoir la tuer ou quelque chose d'approchant), et il y a tout
de même la douleur intrinsèque d'avoir perdu un membre (cela provoque plein de
sensations bizarres, savez-vous ?) qui doit le perturber. Savoir s'il a perdu
le bras exprès, je l'en pense capable, mais je ne soutiens pas forcément qu'il
l'a fait. Cela ne veut pas dire encore une fois qu'il ne ressentait rien pour
Lintra, et qu'il aurait pu la tuer de sang froid. Quoique dans une version
tout en sang-froid de Ben, pourquoi pas ? Ce n'est pas mon Benedict,
toutefois. Maintenant, le fait qu'il est réprimé un frisson ou autre chose est
dû au stress émotionnel et à la douleur physique renforcée par la fatigue d'un
combat. Y voir une haute dose de sentimentalité de Benedict dans les quelques
lign
usils d'avalon où il en parle est exagéré (voir Written on Blood,
Amberzine 7 pour un Benedict sentimental sur un champ de bataille ;
excellent).

Corwin et Obéron, oui, je suis d'accord, grosso modo. Pour le charme de Vialle
également (encore heureux que les ambriens ne soient pas insensibles aux
charmes d'une femme !). Pour moi, les ambriens sont à la fois sur-humains (
ils savent éprouver des émotions plus intensément que nous, comme les dieux
mythologiques), mais sont aussi forgés à l'école de vie depuis trop longtemps
pour ne plus tomber dans le panneau à chaque fois qu'on joue sur leurs
émotions (ce que je considère permettre de faire passer la volonté avant le
désir).

Corwin a peur de Benedict/Eric/Brand/autre. La peur est à peine une émotion
mais plutôt une conduite réflexe qui existe aussi chez presque tous les
animaux, et qui survient lorsqu'un danger imminent approche. En l'occurence,
c'est la prévision d'une possibilité grande de mourir qui fiche la trouille à
Corwin, ce qui incontrôlable mais normal. Même Benedict a pu avoir peur contre
Brand où il était pris au piège (chez moi, il faisait semblant, IMHO, but les
écrits restent les écrits) ou lorsqu'il a marché dans la route noire (ce n'est
pas un porte(bonheur, même du pied gauche, la preuve...). Ce n'est guère une
preuve d'humanité, mais d'animalité, d'instinct les plus archaïques de
conservation.

Bref, dire que les princes d'ambre sont des êtres émotionnels, par ils le sont
évidemment, ne signifie pas qu'ils sont très humains. Un vampire peut être
très émotionnel et inhumain (dans une campagne où je joue, Caine est un
vampire hypra-bill rallieur et prétentieux, mais avec des sentiments, peut-
être plus en intensité que mon personnage qui ne vit que pour l'amour d'une
cousine). Dire que Benedict aimait Lintra et qu'il aurait pu se faire
surprendre par elle (peut-être est-ce ce qui s'est passé) ne contredit le fait
qu'il ait pu la tuer dans la bataille pour sauver son bras et sa vie, pas du
tout. J'extrapole quelque peu tes propos, Jérémie, excu
res la scène entre Lintra et Benedict exactement. Enfin, tu
peux deviner sans doute ce que j'en pense, vu ce qu'il y a ci-dessus.

The Tir Na Nog'th Twister.
dicton du jour : Lintra était bonne, mais c'était une démone.



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